Vers le bout du tunnel?

Publié le par PHILIPPE


C'est ce que l'on espère alors que les grèves dans les transports en sont à leur 6° jour. 
Dans l'attente des négociations de demain, le front syndical se fissure à l'mage de la CFDT par la voix de son secrétaire général François Chérèque. Celui ci à vivement critiqué lundi l'attitude de la CGT, responsable selon lui de la poursuite de la grève contre la réforme des régimes spéciaux. Il a dénoncé sur France-2 une "forme de coproduction entre le gouvernement et la CGT en particulier pour organiser cette grève, pour montrer ses muscles".
Le leader de la CFDT poursuit:  "On a d'un côté des syndicats qui ont fait croire aux cheminots qu'ils pourraient continuer à travailler 37 ans et demi alors qu'on sait pertinemment que les 40 ans pour tous les salariés dans notre pays sont inéluctables",  
Regrettant qu'on n'ait "pas laissé le temps à la négociation", le secrétaire général de la CFDT a souhaité "un peu moins de pudeur": "Cette grève, il faut maintenant la suspendre et négocier au plus vite", a-t-il réclamé.vache.jpg

Pendant ce temps sur le terrain, mème si le nombre de grévistes a sensiblement diminué, le trafic des transiliens et des metro/RER est encore très perturbé ce qui provoque certaines tensions.
La RATP reconnait que les "voyageurs sont un peu plus agressifs que d'habitude" mais souligne leur sens civique. Pour la Régie on est encore loin d'une situation qui peut "péter" à tout moment.
Mais d'après le journal 20 minutes la tension semble être montée d'un cran depuis ce week end avec des malaises de plus en plus fréquents dans les rames de métro bondées et avec le début de bagarres. On à mème vu des usagers tenter de monter sur les tampons entre les wagons. L'exaspération augmente d'autant plus que les conditions de voyages sont déplorables. "il y a des metros, mais toutes les 20 minutes et ils sont bondés! regardez ne peut mème pas aller sur le quai!"  s'emporte une dame. Pour palier tout problème la RATP a déployé 500 agents de station dans les couloirs du métro notamment Gare de l'Est. Dispositif renforcé par la présence d'équipes de police  et du GPRS (police des transports) au total pas loin de 800 personnes pour assurer la sécurité.

IL faudra encore aujourd'hui prendre son mal en patience: 
18% de grévistes hier à la RATP soit 1 RER sur 4 et un métro sur 3 mais ce chiffre varie suivant les lignes dont certaines sont plus syndiquées que d'autres . Aujourd'hui on prévoit 1 metro sur 4 et environ 50% de bus mais un trafic très perturbé sur le RER A, quasi nul sur le B. Quant aux trains sur Paris Meaux: 2 par heure en pointe et 1 par heure dans la journée. "Vivement que ça s'arrête sinon on sera de moins en moins patient et qui sait ce qui se passera" raconte un usager de Meaux. "J'en ai plus qu'assez d'être pris pour un c... je veux pouvoir me déplacer pour aller bosser. Hier j'ai mis 3 heures le matin et presqu'autant le soir, je perds de l'argent  et je n'ai pas d'avantages mais je ne me plaints pas!" et de conclure: "C'est toujours les mèmes qui paient"

Publié dans usagers-paris-meaux

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philippe 20/11/2007 18:20

Les syndicats de cheminots qui poursuivent la grève font faire perdre plus aux cheminots que s'ils avaient négocié et même si la grève est de loin moins dure qu'en 1995, ils ont intérêt à vite se remettre au boulot