Incidents des 14 et 15 janvier : explications

Publié le par Nicolas

La semaine dernière a été ponctuée par deux gros incidents, lors de la pointe du soir.

Mercredi 14, le trafic a été perturbé par des personnes aux abords des voies, dans l'après-midi, ce qui a eu des répercussions jusqu'au soir. Il n'y a malheureusement pas grand chose à faire contre ce type d'incident, qui implique des procédures de sécurité strictes : les personnes en question peuvent avoir des intentions malveillantes (aller saboter des installations, par exemple) ou non, et sont de toute façon en danger (être heurté par un train, ce qui perturberait le trafic encore plus longtemps).

La seule chose à faire consiste à éviter qu'il se produise (ce qui marche bien sur du métro en installant des portes palières, mais trouve ses limites sur un réseau aussi vaste que celui de RFF), et une fois qu'il s'est produit, d'informer au mieux les voyageurs sur l'évolution de la situation.

Pour ceux que le sujet intéresse, le site MétroPole a consacré il y a quelques années un dossier à propos de cette famille d'incidents.

Jeudi 15, à nouveau des perturbations... mais pour une toute autre raison. Le train Paris -- La Ferté-Milon (départ 18h03 de Paris) est tombé en panne entre Trilport et la bifurcation de Germigny. Quelques kilomètres plus loin, il n'aurait perturbé que la ligne de La Ferté-Milon, mais à cet endroit précis l'incident a touché directement la ligne de Meaux à Château-Thierry. Par ricochet, la zone étant assez saturée en termes de circulation ferroviaire, l'incident s'est propagé jusqu'en gare de Meaux, voire plus loin, entraînant des perturbations sur notre ligne Paris -- Meaux.

Le matériel assurant la desserte entre Paris, Meaux et La Ferté-Milon est constitué d'une locomotive diesel (BB 67400) tractant ou poussant une rame inox (RIB). Les RIB, qui sont partagées avec Paris -- Meaux et Esbly -- Crécy et devront tenir encore 3 ou 4 ans, ont bénéficié d'une maintenance améliorée, qui a permis de diminuer sensiblement les taux de pannes. Mais les locomotives BB 67400 sont tout aussi anciennes, et ont du mal à tenir jusqu'au bout ; pour elles, la fin est plus proche : les derniers AGC BiBi devraient arriver au 1er semestre 2010, les mettant définitivement hors du service Transilien. C'est une locomotive de ce type qui est tombée en panne à Trilport jeudi dernier.

Voici la réponse que nous avons reçue de la direction de ligne le soir-même :
 Je vous réponds un peu à chaud pour vous donner quelques éléments d’

explication sur les difficultés rencontrées ce soir sur votre axe.



Le direct Paris Milon de 18h03 est tombé en panne juste après la gare de

Trilport (a priori panne engin moteur). Le trafic est bloqué sens Paris

Province entre Meaux et Milon/Château. Un Château qui est arrêté juste

derrière le train en panne va le ramener en gare de Meaux pour dégager la

voie. En conséquence, les conditions de réception en gare de Meaux sont très

difficiles suite aux trains en attente. Des bus sont mis en place pour

permettre l’acheminement des clients au-delà de Meaux. Dès que le train en

panne sera revenu, nous pourrons reprendre l’exploitation entre Meaux et

Château (a priori vers 20h45).



Demain matin, du fait de cet incident, certains au départ de Milon risquant

de ne pas être assurés, nous organisons la mise en place de substitutions

routières.



En lien avec le nouveau site de l'association, nous réfléchirons à la manière d'assurer un suivi plus complet et efficace des incidents, des réponses de la SNCF et des éventuelles mesures prises.

Publié dans usagers-paris-meaux

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